Options de traitement

Différentes options de traitement s’offrent aux patients selon la taille, le site et le stade de leur cancer colorectal.

Parmi les traitements locaux, on trouve l’intervention chirurgicale, la radiothérapie et les diverses techniques de radiologie interventionnelle. Ces techniques visent l’ablation ou la destruction des cellules cancéreuses dans la région touchée, qu’il s’agisse du côlon, du rectum, du foie, des poumons, du péritoine, etc., et ce, sans perturber les autres parties du corps.

Les traitements systémiques englobent les chimiothérapies et les traitements biologiques, où des agents médicamenteux passent dans le sang, voyageant ainsi dans tout l’organisme, et détruisent les cellules cancéreuses ou en contrôlent la propagation à cette même échelle.

Il est essentiel de bien comprendre les options qui vous sont offertes pour prendre en charge cette maladie. C’est pourquoi Cancer colorectal Canada a conçu un guide détaillé permettant d’en apprendre davantage sur les traitements contre le cancer colorectal. Ceux-ci sont regroupés selon les catégories suivantes :

  • Traitements par intervention chirurgicale
  • Traitements médicamenteux
  • Radiothérapie
  • Radiologie interventionnelle
  • Immunothérapie

On trouve donc dans les sections qui suivent de l’information détaillée sur les façons de traiter le cancer colorectal selon :

  • Le site anatomique de la tumeur
  • Le traitement indiqué
  • Le stade de la maladie

Des agents chimiothérapeutiques aux médicaments biosimilaires

Apprenez les différences entre les agents chimiothérapeutiques, les traitements à petites molécules, les médicaments biologiques et les médicaments biosimilaires, qui jouent un rôle dans la prise en charge du cancer colorectal. Certes, tous s’attaquent aux cellules cancéreuses, mais quelles sont les différences entre chacun d’eux, et à quel moment sont-ils administrés dans le cadre du schéma thérapeutique d’un patient?

Le saviez-vous?

  1. Les agents chimiothérapeutiques agissent plus efficacement sur les tumeurs « précoces », car les mécanismes encadrant la croissance cellulaire sont habituellement encore présents.
  2. Les nouveaux médicaments anticancéreux agissent directement contre les protéines pathogènes dans les cellules cancéreuses; on les appelle « traitements ciblés ». Les agents qui s’attaquent habituellement aux cellules cancéreuses sont appelés « médicaments biologiques ».

Effets secondaires

Pour traiter le cancer colorectal, on peut avoir recours à la chimiothérapie, à un médicament biologique, également appelé traitement ciblé, à la radiothérapie ou à une intervention chirurgicale, ou encore à une combinaison de plusieurs de ces traitements. Ces derniers sont conçus pour tuer ou éradiquer les cellules cancéreuses dans l’organisme; il n’est donc pas surprenant qu’ils endommagent aussi des cellules saines normales non touchées par le cancer, entraînant ainsi des effets secondaires au traitement.

Lorsque les traitements anticancéreux ne font pas de distinction entre les cellules cancéreuses et les cellules saines normales, cela donne lieu à un effet secondaire indésirable.

De nombreux effets secondaires sont normaux et ne présentent aucun danger pour vous, outre un inconvénient mineur, comme des changements dans la croissance des ongles. Il importe de se rappeler que la plupart des effets secondaires ne sont que temporaires et disparaissent quand l’organisme s’ajuste au traitement ou lorsque le traitement est terminé.

Ne vous laissez pas décourager par les effets secondaires engendrés par les traitements contre le cancer colorectal, car des remèdes sont offerts et les symptômes ne sont que de courte durée.


Essais cliniques

Les essais cliniques sont des études visant à évaluer de nouvelles options thérapeutiques contre le cancer. Elles se penchent sur l’innocuité et l’efficacité des traitements. Plus précisément, les essais cliniques peuvent porter sur :

  • Un nouveau médicament anticancéreux
  • Des approches uniques en matière d’interventions chirurgicales et de radiothérapie
  • De nouvelles combinaisons de traitements

Un médicament soumis à l’étude dans le cadre d’un essai clinique est appelé un médicament expérimental. Les essais cliniques se divisent en quatre phases, qui répondent aux questions suivantes :

  • Phase I: Le traitement est-il sécuritaire?
  • Phase II: Le traitement fonctionne-t-il?
  • Phase III: Le traitement est-il meilleur que ce qui est actuellement offert?
  • Phase IV: Qu’a-t-on besoin de savoir de plus?

Il est important de souligner que tous les nouveaux médicaments anticancéreux actuellement offerts pour traiter le cancer colorectal n’étaient, à un moment, accessibles que par l’entremise d’essais cliniques.

Bien que la décision de participer à un essai clinique portant sur un nouveau traitement anticancéreux demeure, en fin de compte, quelque chose de très personnel, le fait de bien comprendre la nature des essais cliniques peut aider les patients à faire le choix qui leur convient.

Le saviez-vous?

  1. Un essai clinique n’est effectué que lorsqu’on a une bonne raison de croire que le traitement à l’étude peut s’avérer meilleur que celui actuellement utilisé.
  2. Tous les nouveaux médicaments anticancéreux actuellement offerts pour traiter le cancer colorectal n’étaient, à un moment, accessibles que par l’entremise d’essais cliniques.


Pour trouver un essai clinique au Canada, rendez-vous sur le site canadiancancertrials.ca


Dernières nouvelles sur les traitements

Les recherches démontrent que l’éducation des patients permet de réduire l’incertitude et le stress ressentis par ces derniers lorsqu’ils ne savent pas à quoi s’attendre au moment où est entrepris leur traitement anticancéreux. L’incertitude étant un facteur de stress bien connu qui agit sur la santé, on peut donc, en la réduisant, améliorer les chances qu’un traitement contre le cancer soit une réussite. Une bonne préparation permet également aux patients atteints d’un cancer et à leurs aidants de s’armer de stratégies pour composer avec cette épreuve, par exemple le fait de surmonter la fatigue qu’amène le traitement en effectuant des ajustements à leur charge de travail et dans leur vie familiale.

Voilà pourquoi Cancer colorectal Canada publie dans sa section « Ressources .» des informations récentes sur les traitements. Ces documents contiennent des renseignements à jour couvrant toutes les facettes thérapeutiques du traitement du cancer colorectal et des essais cliniques effectués dans ce domaine.

La plupart des schémas thérapeutiques contre le cancer colorectal y sont abordés et de l’information récente y est présentée dans un langage accessible. Ces documents offrent des renseignements sur les sujets suivants :

  • Les médicaments et les traitements systémiques
  • Les traitements par intervention chirurgicale
  • La radiothérapie
  • Les traitements interventionnels
  • Le dépistage
  • L’oncologie psychosociale
  • D’autres aspects de ce domaine
  • La nutrition et les saines habitudes de vie

Pour obtenir de l’information récente sur le cancer colorectal, veuillez consulter notre section « Ressources » et sélectionner l’onglet « Dernières nouvelles sur les traitements ».


Médecine naturopathique et cancer colorectal

La prévention, surtout chez les personnes exposées à un risque accru de développer un cancer colorectal, est la première et la plus importante étape dans la lutte au cancer. Bien que le cancer colorectal soit associé à de nombreux facteurs de risque sur lesquels il est impossible d’agir, dont l’âge, des antécédents familiaux de cancer colorectal, la race, l’origine ethnique et des syndromes héréditaires, plusieurs gestes peuvent être posés pour prévenir le développement d’un cancer. Parmi ceux-ci, on retrouve l’adoption de saines habitudes alimentaires, la pratique régulière d’une activité physique, le renoncement au tabac et une consommation d’alcool limitée.

La médecine naturopathique est un aspect important des soins contre le cancer colorectal et offre des traitements qui :

  1. Réduisent le risque initial de développer un cancer colorectal;
  2. Offrent un soutien durant le traitement par chimiothérapie, radiothérapie ou intervention chirurgicale, et permettent d’améliorer la tolérabilité et le taux de réussite des traitements traditionnels;
  3. Aident à prévenir les récidives après que le cancer a été traité avec succès.

Stomie

L’ablation d’une tumeur maligne par intervention chirurgicale est le traitement le plus courant contre le cancer colorectal. La partie touchée du côlon ou du rectum est alors retirée et, dans la plupart des cas, les portions saines sont ensuite rattachées (une intervention souvent appelée anastomose). Parfois, cela n’est pas possible en raison de l’étendue de la maladie ou du site touché; dans de tels cas, une ouverture est alors créée de façon chirurgicale dans l’abdomen pour créer une nouvelle voie d’évacuation des selles. Cette intervention est généralement appelée une stomie. Celle-ci peut être permanente, lorsqu’un organe doit être retiré, ou temporaire, lorsqu’un organe a besoin de temps pour guérir.

Dans le domaine du cancer colorectal, on retrouve deux types de stomies :

  • L’iléostomie - l’abouchement de la partie inférieure de l’intestin grêle (iléon) à la stomie (ouverture). Cela permet de contourner le côlon, le rectum et l’anus.
  • La colostomie - l’abouchement de la portion descendante du côlon à la stomie. Cela permet de contourner le rectum et l’anus.

Une stomie (c’est-à-dire une ouverture) est pratiquée lorsqu’une portion de votre intestin grêle ou de votre gros intestin est abouchée à la surface de l’abdomen (le ventre), créant ainsi une autre voie d’évacuation des selles. Un chirurgien effectue une stomie en faisant sortir de l’abdomen une portion d’un intestin, puis en repliant celle-ci sur elle-même, comme un col roulé, et en la suturant à la paroi abdominale. Une collerette et une poche adhésive pour stomie sont alors fixées à la stomie et portées sur l’abdomen afin de recueillir les selles. Cet appareillage devra être nettoyé au cours de la journée et changé complètement au moins une fois par semaine.

Le saviez-vous?

  1. Une stomie n’est pas toujours permanente. Elle peut être renversée 9 mois après votre intervention chirurgicale colorectale. Parlez-en à votre chirurgien oncologue colorectal.
  2. Les personnes vivant avec une stomie permanente peuvent mener une vie parfaitement satisfaisante et enrichissante!

Une stomie devra être pratiquée chez un certain pourcentage des personnes atteintes du cancer colorectal. C’est avec cela en tête que Cancer colorectal Canada a conçu un guide visant à permettre aux patients de bien comprendre les différents types de stomies et les soins associés à chacun d’eux.

Ce guide vous aidera à mieux comprendre les stomies – que sont-elles, pourquoi sont-elles nécessaires, en quoi influencent-elles le processus digestif normal et quels changements amènent-elles dans la vie d’une personne?