Une deuxième chance et de nouvelles priorités


La vie en rémission

La rémission correspond à la diminution ou à la disparition des signes et des symptômes de cancer, même si le cancer peut toujours être présent dans l’organisme. La vie en rémission peut à la fois être une source de soulagement et d’inquiétude — l’on peut se sentir soulagé de la disparition de la tumeur, mais craindre qu’elle ne réapparaisse. Il est important pour vous de composer avec les changements dans votre façon d’envisager votre vie, vos relations et votre perception de vous-même. Tout en espérant que la maladie demeure en rémission, il est également important de garder à l’esprit qu’elle pourrait récidiver. Prenez le temps de prendre soin de votre santé et suivez les recommandations de votre médecin en ce qui concerne les visites de suivi.


Si le cancer réapparaît

Si vous connaissez une récidive, la détresse psychologique pourrait être encore plus vive que lorsque vous avez reçu votre diagnostic, car vous aviez espéré et cru que votre cancer était guéri. Toutefois, il pourrait vous être plus facile de composer avec la maladie la deuxième fois; en effet, vous savez déjà à quoi vous attendre, comment obtenir du soutien et comment prendre en charge votre maladie. N’oubliez pas que si le traitement de votre cancer a réussi une fois, il pourrait réussir à nouveau. Allez chercher tout le soutien dont vous avez besoin pour vous aider à passer au travers d’une récidive.


Composer avec la stérilité

Si vous envisagez d’avoir des enfants, il pourrait vous être utile de discuter des options qui s’offrent à vous avec vos professionnels de la santé avant de commencer le traitement. Si vous voulez avoir des enfants et que vous n’y arrivez pas en raison de votre traitement contre le cancer, vous pourriez devoir surmonter divers problèmes pratiques et affectifs. Vous pourriez surmonter votre déception seul, ou avoir besoin d’aide pour y arriver. Vous pouvez obtenir de l’aide auprès de votre partenaire, de vos amis, de votre famille ou de groupes de soutien.


Cinq façons de rester en santé

Pour la plupart des gens, l’âge et le régime alimentaire sont les facteurs qui contribuent au développement d’un cancer colorectal, et non leurs gènes. Vous ne pouvez rien faire contre votre âge et vos antécédents familiaux de la maladie; par contre, vous pouvez modifier certains des facteurs de risque qui sont liés au mode de vie. Les études indiquent que certaines décisions liées au mode de vie augmentent les facteurs de risque associés au cancer colorectal, comme l’usage du tabac, l’alimentation et la consommation d’alcool.

  1. Consommation d’alcool : l’alcool peut accroître votre risque de développer un cancer colorectal. Les personnes qui ne consomment pas d’alcool présentent des taux moindres de cancer colorectal. Même si l’on pense que la consommation d’alcool en petites quantités permet de réduire le risque de souffrir de certains types de maladies cardiovasculaires, il semble que l’alcool, surtout lorsqu’il est consommé en grandes quantités, peut contribuer à accroître la fréquence du cancer colorectal.
  2. Poids : la surcharge pondérale (surtout l’excès de graisses à la taille plutôt qu’aux hanches ou aux cuisses) accroît le risque de cancer, surtout chez les hommes.
  3. Activité physique : le manque d’activité physique a été associé à des taux accrus de cancer colorectal; il peut en outre mener à une prise de poids. Les personnes qui mènent une vie active avant de recevoir un diagnostic de cancer colorectal semblent mieux s’en sortir. Les personnes qui font régulièrement de l’activité physique après avoir reçu un diagnostic de cancer colorectal obtiennent souvent de meilleurs résultats.
  1. Usage du tabac : l’usage important et de longue durée du tabac peut également accroître votre risque de cancer colorectal. Les études indiquent que les fumeurs sont deux à trois fois plus susceptibles de présenter des polypes colorectaux.
  2. Alimentation : vos habitudes alimentaires peuvent influer sur votre risque de développer un cancer colorectal. Bon nombre de recherches ont été menées, mais il reste tout de même beaucoup de questions sans réponse. Il semble y avoir un lien entre la consommation de certains aliments et le risque de développer un cancer colorectal, mais les études à ce sujet se contredisent.
  3. Matières grasses : des études ont montré que les aliments à haute teneur en matières grasses (les aliments frits, la viande rouge et la « malbouffe » comme les croustilles et d’autres collations emballées) peuvent accroître votre risque de cancer colorectal. Les aliments à faible teneur en matières grasses vous aideront à conserver un poids santé. Cela réduira en outre votre risque de cancer colorectal.
  4. Fibres : certaines études suggèrent qu’un apport élevé en fibres peut avoir un effet protecteur sur le fonctionnement du côlon. De nombreuses études ont évalué les bienfaits des fibres dans la réduction du risque de cancer colorectal. Les fibres s’obtiennent en consommant beaucoup de légumes, de fruits, de grains entiers et de légumineuses (haricots, lentilles, noix).
  5. Fruits et légumes : la consommation d’au moins un légume ou un fruit par repas et par collation peut contribuer à vous protéger contre ce cancer et contre de nombreuses autres maladies. Votre risque pourrait être plus important si vous ne consommez pas suffisamment de fruits et de légumes.
  6. Consommation de viande : plusieurs études ont montré que la consommation de grandes quantités de viande rouge ou de viandes transformées joue un rôle dans le développement du cancer colorectal. La cuisson des viandes à haute température (en friture ou au barbecue) peut transformer des substances inoffensives présentes dans la viande en agents carcinogènes (qui causent le cancer).

Soutien affectif

Les personnes qui ont vécu des expériences semblables peuvent souvent offrir du soutien. Demandez à votre oncologue, à votre infirmière en oncologie ou à votre travailleur social en oncologie des renseignements au sujet des groupes de soutien dans votre région. De plus, Cancer colorectal Canada (CCC) coordonne des groupes de soutien dans plusieurs communautés partout au Canada afin d’aider les patients et leurs aidants tout au long de leur parcours avec le cancer.